6/06/2012

Retour partiel à la retraite à 60 ans. Les syndicats partagés


Le dispositif sur le retour partiel à la retraite à 60 ans, présenté par le gouvernement ce mercredi suscite comme l’on pouvait s’en douter de nombreuses réactions dans les rangs syndicaux.
La CFTC déçue pour les mères de famille
La secrétaire générale de la CFTC Pascale Coton s’est déclarée déçue que le bonus pour les mères de famille de plus de deux enfants n’ait pas été plus important dans le décret envisagé par le gouvernement sur le retour partiel à la retraite à 60 ans.
« Au-delà de deux enfants c’est principalement les femmes qui ont eu un congé parental ou qui se sont mises à temps partiel et elles n’arriveront jamais avec deux trimestres supplémentaires à 41 ans de cotisations même si elles ont commencé à 18 ou 19 ans », a déclaré Mme Coton à l’AFP.
Des interrogations pour l’Unsa
Le retour partiel à 60 ans « est une bonne chose, c’est un progrès », mais « nous avons des interrogations » sur les deux trimestres pour les chômeurs, « on ne voit pas pourquoi deux trimestres », a indiqué le secrétaire général adjoint de l’Unsa, Jean Grosset.
« Nous allons demander cet après-midi aux services du ministère des Affaires sociales des explications » sur ces deux trimestres pour les chômeurs, a souligné M. Grosset.
Insuffisant pour FO
« Cela va dans le bon sens mais c’est insuffisant », a commenté Jean-Claude Mailly sur Europe 1.
« Par rapport à ce qui avait été annoncé, ils rajoutent six mois, soit deux trimestres, pour la maternité et deux trimestres également pour tenir compte du chômage, mais c’est insuffisant si vous prenez par exemple le cas de gens qui ont connu le chômage pendant de périodes longues », a poursuivi le responsable de FO.

Retraite à 60 ans : à qui profitera le plus la réforme

Le retour partiel à la retraite à 60 ans entraîne un nouveau calendrier pour les bénéficiaires. Selon qu'ils soient nés en 1952, 1953, 1954 ou 1955, ils seront plus ou moins avantagés par rapport au calendrier prévu par la réforme de 2010.
couple vieux agé retraite main
Les bénéficiaires du dispositif sur le retour partiel de la retraite à 60 ans, présenté mercredi par le gouvernement, pourront s'arrêter de travailler entre neuf mois (génération 1952) et deux ans (génération 1955) plus tôt que ce que prévoyait la réforme de 2010.


PERSONNES NÉES LE 1ER NOVEMBRE 1952 - Age d'ouverture des droits selon la réforme de 2010: 60 ans et 9 mois
 - Date de départ possible selon réforme de 2010: 1er août 2013
 - Date de départ possible avec le dispositif: 1er novembre 2012
 - Gain lié à la mesure: 9 mois
 
 PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1953 - Age d'ouverture des droits selon la réforme de 2010: 61 ans et 2 mois
 - Date de départ possible selon réforme de 2010: 1er mars 2014
 - Date de départ possible avec le dispositif: 1er janvier 2013
 - Gain lié à la mesure: 1 an et 2 mois
 
 PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1954 - Age d'ouverture des droits selon la réforme de 2010: 61 ans et 7 mois
 - Date de départ possible selon réforme de 2010: 1er août 2015
 - Date de départ possible avec le dispositif: 1er janvier 2014
 - Gain lié à la mesure: 1 an et 7 mois
 
 PERSONNES NÉES LE 1ER JANVIER 1955 - Age d'ouverture des droits selon la réforme de 2010: 62 ans
 - Date de départ possible selon réforme de 2010: 1er janvier 2017
 - Date de départ possible avec le dispositif: 1er janvier 2015
 - Gain lié à la mesure: 2 ans


6/02/2012

Montpellier Territoire Numérique


La Ville de Montpellier a lancé il y a quelques mois le programme « Montpellier Territoire Numérique ». D’ici peu, de nombreux grands écrans interactifs multi-utilisateurs vont s’inviter dans le paysage urbain. ArtFx a voulu en savoir plus. Interview de Jean-Marie Bourgogne*, responsable de ce programme au sein de la Direction des Systèmes d’Information de la Ville de Montpellier.

Vous êtes responsable du programme « Montpellier Territoire Numérique ». En quoi ce programme consiste-t-il ?
Ce programme a démarré il y a 18 mois environ. Il est issu d’une volonté d’aller vers de meilleurs services pour les citoyens : ville plus accueillante, plus durable, plus efficace. L’enjeu est de valoriser le potentiel de l’intelligence collective en s’aidant des technologies numériques. L’objectif du programme est de permettre aux acteurs de la ville et aux acteurs de l’innovation – innovation numérique mais aussi sociale – d’imaginer des services urbains pour créer la ville de demain. À travers ce programme, il y a une volonté d’émulation mais aussi de valorisation des compétences et de l’innovation locale. Des fonds sont alloués pour soutenir ces initiatives.

La « Cité des Écrans » est un des projets issus du programme « Montpellier Territoire Numérique ». Quelle est son application ?
Le mobilier urbain est porteur de moyens de communication et d’un potentiel numérique, mais appartient à des entreprises privées. Le grand public – associations, écoles, particuliers … – n’a pas accès à ces écrans. L’idée est d’abaisser les barrières à l’innovation et de mettre nos écrans numériques à disposition du public, des artistes, des créateurs de services urbains. Nous leur offrons ainsi la possibilité de développer leurs propres applications. De la même façon, les données que possède la Ville ont ainsi été mises en libre service pour que les gens imaginent des services autour de cela. L’intérêt est aussi d’offrir une meilleure lisibilité de la ville en croisant les données entre les différents services : celles des transports par exemple. Ces Écrans sont des écrans tactiles multi-utilisateurs qui seront disposés dans divers lieux de la ville et associés à une campagne de sensibilisation et d’utilisation.

Montpellier Ville Numerique
Des applications ont-elles déjà été créées ?
Oui, tout à fait. L’application « Boussole » par exemple a été réalisée par une association montpelliéraine autour des thématiques de l’éco-mobilité et de l’éco-citoyenneté. Cette application permet de calculer un itinéraire en combinant la marche, les transports en commun, le vélo etc. Elle est aussi ouverte aux déplacements des personnes à mobilité réduite.
Pour ce dernier usage, les données ont été récoltées par les bénévoles de plusieurs associations qui se sont rassemblés lors des « cartoparties » pour tester la mobilité en fauteuil roulant dans les différents lieux de la ville. La Mairie de Montpellier est à l’origine de cette initiative, animée et co-produite par des associations (MontpelLibre, GIHP, FRUL) montpelliéraines, car il s’agit là d’un service à vocation publique.

Des appels à projets sont lancés dans le cadre du programme « Montpellier Territoire Numérique ». Qui peut y répondre et dans quelles conditions ?
Un 1er appel à projets a déjà été lancé pour des projets d’Open Data, toujours dans cet objectif de partager et de réutiliser les données publiques.
Un 2ème appel à projets sera bientôt ouvert pour des applications accessibles depuis les Grands Écrans Interactifs publics.
Les projets devront répondre à une ligne éditoriale simple dont les règles sont exposées sur le site de Montpellier Territoire Numérique. Pour les meilleurs projets, des aides pourront être versées sous forme de subventions dans le cadre du dispositif Montpellier Innovation. Ce dispositif de soutien est permanent ; tout projet ayant une finalité « sociale » (solidarité ou préservation de notre patrimoine naturel ou culturel) peut être soutenu dans son développement.

Oujda histoire


 Oujda est la capitale de l’est du Royaume du Maroc. C’est une ville frontière avec l’Algérie.
Proprement dit c’est la porte terrestre du Maroc. Elle est bâtie sur la plaine d’Angad bordée par une des plus belles régions montagneuses du Maroc : les beni-Isnassen. Cette situation géographique privilégiée fait d’elle un carrefour entre le Maroc et les autres pays du Maghreb et d’Afrique du nord d’une part et entre le Maroc et l’Europe via Nador d’autre part.
Fondée en 994 par Ziri Ben Attia chef de la tribu de Maghraoua ( groupe de nomades Zéèntes), Oujda est restée la capitale de son royaume pendant 80 années.
Les historiens arabes rapportent que Ziri Ben Attia voulait faire d’Oujda un lien de retrait en cas de revers, estimant qu’il se trouvait plus en sécurité au milieu d’une plaine déserte parcourue par des nomades zénétes qu’à Fès ou à Tlemcen où la population citadine lui était moins attachée.
A travers de cette ville Ziri Ben Attia voulut contrôler un carrefour où se croisent les caravanes allant de la mer à Sijilmassa et celles unissant Tlemcen à Fès.
Oujda était donc un nœud d’un trafic commercial important au carrefour de deux axes essentiels de circulation.
La domination des Maghraoua ne dura que quatre-vingt ans. Oujda hébergera ensuite successivement les almoravides et les almohades, qui, en 1208, y élevèrent une nouvelle ceinture de fortification.
Plus tard , les Méridiens de Fès et les Abdelouadites de Tlemcen en firent un enjeu qui aboutit à sa destruction complète en 1271 le roi Mérinide Abou Youssef reconstruisit la ville en bâtissant une casbah, un palais, une mosquée (Djamaa El Kebir) qui existe encore aujourd’hui.
Oujda fut de nouveau ruinée entre 1335 et 1336 par le sultan Abou l’Hassan.
Aprés 1336, la ville se construisit peu à peu, en 1679 le Sultan Alaouite Moulay Ismail fit restaurer en partie les principaux édifices d’Oujda qui tomba peu après aux mains des tures qui prit fin en 1795.
Entre 1894 et 1896, une enceinte fut élevée pour protéger la ville qui avait alors la forme d’un polygone irrégulier d’une superficie de 28 hectares environ.
Aucune modification ne devrait être apportée à son aspect jusqu’en 1907, époque de l’occupation de la ville d’Oujda par les troupes françaises le 29 mars.
Trois portes principales donnaient accès dans l’agglomération à l’est :
Bab Sidi Abdelouahab porte ogivale encadrée de deux bastions au dessus de laquelle le Maghzen faisait accrocher les têtes coupées des rebelles d’où son nom de ” porte de tête “
Au nord : Bab El Khemis. La médina comprenait neuf quartiers aux différents fractions de la population oujda : ( achegfane – ahl oujda – oulad amrane – ahl el jamel – oulad el gadi – oulad aîssa – le mellah)
La médina comprenait aussi le quartier des marchés ( commerçant et ratissant) et le quartier de la casbah ( bureaux du maghzen)
Prés de la porte Bab Sidi Abdelouahab, un souk mmou marché se tenait chaque jeudi , cinq fondouk ou hôtels trois mosquées Djamaâ El Kebir , Djamaâ Heddada , Djamaa Sidi Okba) une medersa ou collège, trois synagogues.
Dans les jardins, irrigués par des séguia, alimentés par les sources de Sidi Yahia Benyounes , les gens d’Oujda faisaient des cultures maraîchères .
Pour des motifs de sécurité, le camp militaire français s’installe sur une butte (572m) qui à 900 mètre au sud dominait la médina.
Vers 1920 des constructions d’intérêt communs apparaissent :
- Un marché couvert arabe sur la place de Bab Sidi Abdelouahab
- des abattoirs près de le Kasba
- l’immeuble du trésor
- le Tribunal de première instance
- le lycée des garçons et l’ancien collège des jeunes filles.
En 1910 la voie normale des chemins de fer était prolongée de Marnia d’Algérie jusqu’à Oujda.
Pour des raisons d’ordre technique, la gare fut construite à trois kilomètres au nord de la médina.(village koulouche) vers 1920, apparaissaient des constructions d’intérêt commun : un marché couvert arabe sur la place abdelouahab, un abattoirs prés de la kasbah, l’immeuble du trésor, le tribunal de première instance, le lycée de garçon et l’ancien collège de jeunes filles.
La construction d’une nouvelle gare, décidée en 1928, en raison de l’éloignement de la gare primitive, a contribué à interdire toute extension vers l’Ouest de la ville arrêtée à l’est par les jardin ne peut que se développer selon un axe nord-sud .
En effet, les contraintes de la topographie ont imposé la localisation de la gare sur la rive droite de Oued-Nachef.